Histoire et Généalogie des LATIL,
en Provence et en Louisiane,
depuis le 15ème siècle.

 

 

 

Les LATIL à Sisteron, Alpes de Haute-Provence.

 

Cette famille était établie à Sisteron, dans les Basses-Alpes. (aujourd'hui les Alpes de Haute-Provence).

 

 

 

Jean Joseph Gaspard LATIL. Conseiller, procureur du Roi, à Sisteron (Alpes de Haute-Provence).

Il se maria vers 1749 avec Geneviève d’AIMAR (ou d'AYMAR ou d'EYMAR) du Bignosc, fille de François d'Eymar, seigneur du Bignosc et de la Forest, et de Ursule Charlotte ROBINEAU.

Ils eurent : Jean , Joseph , Louis , Pierre , Antoine , Joseph, Pascal Augustin.


 

 

Jean Joseph Augustin LATIL.

Fils de Jean Joseph Gaspard LATIL et de Geneviève d'AIMAR.

Il a été baptisé le 23 juin 1750, à Sisteron. Son parrain était Augustin LATIL, prêtre et ancien prieur d'Arpavon et sa marraine était Thérèze Charlotte de ROBINEAU.

 

 

Joseph LATIL.

Fils de Jean Joseph Gaspard LATIL et de Geneviève d'AIMAR.

Il a été baptisé le 3 novembre 1752 à Sisteron. Son parrain était Joseph BON et sa marraine était Marguerite d'ARMAND de Châteauvieux, veuve de Joseph LATIL. Joseph LATIL, 1752-1817

Il était avocat, maire et premier consul dans sa ville natale, quand il fut élu, le 15 avril 1789, député du Tiers-état de la sénéchaussée de Forcalquier, aux Etats généraux et député à l'Assemblée Constituante (1789-1791). Benoît SALVATOR, demeurant en la ville des Mées, avait été élu premier député titulaire par le tiers-état, mais il refusa « pour raison d’âge et de santé », laissant sa place à Joseph LATIL.

 

Il assista régulièrement aux séances de l’Assemblée, et signa le serment du Jeu de Paume

 

« Il apporta à l’Assemblée, dit un de ses biographes, un esprit ami des réformes que le temps avait rendues nécessaires, mais plein de modération et de sagesse ; il vota avec la majorité des Constituants ».

 

(Les Etats Généraux furent rebaptisés Assemblée Nationale Constituante le 17-06-1789. Composée de 270 députés de la Noblesse dont 90 Libéraux, 300 députés du clergé dont 200 curés et 600 députés du Tiers-état (hommes de loi, propriétaires, négociants + 11 nobles et 3 ecclésiastiques.)

 

Il devint, à l'expiration de son mandat, magistrat de sûreté et conseiller général dans les Basses-Alpes à la Sénéchaussée de Forcalquier, et de Sisteron.

Il est mort à Sisteron le 3 août 1817.

 

 

Louis Marie LATIL.

Fils de Jean Joseph Gaspard LATIL et de Geneviève d'AIMAR.

Il a été baptisé le 10 décembre 1753, à Sisteron. Son parrain était Louis Joseph François d'AIMAR, son oncle, Sieur du Bignosc et avocat au Parlement, et sa marraine était Catherine LATIL, épouse de Joseph BON.

 

 

Pierre Antoine Pancrasse LATIL.

Fils de Jean Joseph Gaspard LATIL et de Geneviève d'AIMAR.

Il a été baptisé le 1er février 1755, à Sisteron. Son parrain était J. Antoine JULLIEN et sa marraine était Claire JULLIEN.

 

 

Antoine Noël LATIL.

Fils de Jean Joseph Gaspard LATIL et de Geneviève d'AIMAR.

Il a été baptisé le 6 décembre 1756, à Sisteron. Son parrain était Antoine Noël D'AIMAR et sa marraine était Claire LATIL.

 

 

Joseph Martin LATIL.

Fils de Jean Joseph Gaspard LATIL et de Geneviève d'AIMAR.

Il a été baptisé le 11 novembre 1757, à Sisteron. Son parrain était Joseph COLLOMBON et sa marraine était Catherine LATIL, épouse de Joseph BON.

Il est décédé le même jour, le 11 novembre 1757.

 

 

Pascal Augustin LATIL (connu sous le nom d'Auguste LATIL dit Chatillon).

Fils de Jean Joseph Gaspard LATIL et de Geneviève d'AIMAR.

Il est né le 25 août 1759, à Sisteron dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Il a été baptisé le 28 août 1759, à Sisteron. Son parrain était Pascal MAUREL et sa marraine était Thérèse Elisabeth LANTIER, épouse d'Henri RICAUDY.

Il était noble.

 

Il a été élève au collège de Juilly de 1769 à 1779, époque où il prit du service dans le bataillon provincial de la garnison du Dauphiné. Il avait servi en 1780 comme cadet gentilhomme dans le régiment de Neustrie, devenu ensuite le 10 ème régiment d'Infanterie. En 1783, il était sous-lieutenant, puis lieutenant en second en 1789. Il fut capitaine en 1792 dans la compagnie de M. de CAUSSADE. Puis le 24 novembre 1794, il démissionna et s'installa à Lyon, place de la Boucherie-des-Terreaux.

 

Le 15 nivôse an 2 (4 janvier 1794), la Commission temporaire de surveillance révolutionnaire de Commune-Affranchie (nom donné à Lyon sous la Terreur) ordonne son arrestation dans ces termes :

« LATIL, présumé noble, a servi comme capitaine sous le nom de Châtillon dans le 10ème régiment d’infanterie, n’est venu à Lyon qu’aux environ de la révolte. »

 

La commission révolutionnaire de Lyon était composée de sept membres (moins deux refusant d’en faire partie, Marcellin et Vauquoy) : Parein, président de la commission, Brunière et Lafaye aîné à sa droite, Fernex et Corchand à sa gauche. Elle siégeait chaque jour deux fois, le matin, de neuf heures à midi, et le soir, de sept heures à neuf heures, dans la salle du Consulat, à l’Hôtel de ville. Il n’y avait ni accusateur public, ni greffier. Un secrétaire était présent, mais ne signait pas les jugements.

 

Les accusés attendaient dans le vestibule de la salle d’audience. Chacun d’eux était introduit séparément. Deux minutes, en moyenne, étaient consacrées à l’interrogatoire et au jugement.

 

Au cours d'un de ces procès, Pascal LATIL fut accusé d'être un contre-révolutionnaire, un ex-noble et d'avoir combattu avec les rebelles.

 

Il fut condamné par la Commission révolutionnaire de Lyon, à la guillotine, à l'age de 35 ans, le 7 pluviôse de l'an 2 (26 janvier 1794). Ce jour-là, ils furent 9 guillotinés, et 23 fusillés.

 

Lorsque les condamnés, sortis de la prison pour aller au lieu du supplice, passaient sur la place des Terreaux, on en retenait quelques-uns pour les guillotiner sur cette place. La guillotine était établie en permanence et sans être démontée, à 25 mètres de la rue Saint-Pierre, vers l’entrée du passage actuel des Terreaux. On creusa un fossé pour recevoir le sang des victimes, mais il fut bientôt insuffisant et le sang coula dans toutes les directions, et jusqu’à l’église Saint-Pierre. Les cadavres furent jetés dans le Rhône, ce qui occasionna des miasmes infects.

 

La commission révolutionnaire a fait exécuter du 4 décembre 1793 au 13 avril 1794, 1.684 coupables, accusé d’être des contre-révolutionnaires, soit 732 par la guillotine, et le reste par le canon, ou fusillés, et achevés au sabre si nécessaire. Elle a rendu à la liberté 1682 innocents, et condamné à la détention 162 individus suspects.

 

Célestin Pantaléon LATIL.

Fils de Jean Joseph Gaspard LATIL, et de Geneviève D’EIMAR.

Il est né le 27 juillet 1761, à Sisteron.

Il alla à Marseille en 1799.

Il se maria le 30 janvier 1804 (8 pluviôse an XII), à Marseille, avec Thérèse Emilie Rosalie Magdelaine JAUBERT, née le 8 avril 1884, à Aix, fille de Barthélemy JAUBERT décédé et de Rose Reine MAGNAN.

Ils eurent Jean (1806)

Il est décédé le 28 février 1808.

 

 

Pour en savoir plus sur la famille D'EYMAR DU BIGNOSC, visitez le site de genobco.

 

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(dernière mise à jour : 18/01/2007 )